Neko's Life

Dans un monde ou règne la paix, une nouvelle race fait son apparition. Les humains effrayés les prennent pour des monstres assoiffés de sang et les réduisent à l'esclavage. Mais ont ils fait le bon choix ?
 
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 A l'ombre des cintres. [libre]

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MessageSujet: A l'ombre des cintres. [libre]   Jeu 12 Avr - 8:13

Revêtir l'indécence et l'élégance...

J'avais en horreur le shopping et je ne le niais pas, les demoiselles dans les rues, avec les sacs dans les mains et leurs hurlements de joies pour avoir trouvé "les chaussures de leurs rêves" me faisaient pitié. Pourtant aujourd'hui, je décidai de me traîner moi-même en enfer, dans ce "Styl'Boutique". Je n'avais presque plus rien à me mettre. il me fallait aussi de nouveaux chapeaux, comme j'aimais les chapeaux...
Je n'avais pas chercher loin, c'était la boutique la plus réputée de la ville et tout le monde s'y précipitait.
Mon petit sachet de myrtilles achetées en passant me servait de seule compagnie, malgré le fait que son contenu finirait bien vite dans mon estomac, ou peut-être un peu sur ces horribles jupettes...

Je poussai donc enfin la porte, cette ville, je ne la connaissais que peu, enfin surtout son centre, je n'aimais tellement le monde et ne m'y frottais pas. Ne pas traîner, il ne fallait pas que je traîne et c'était la seule pensée qui occupait mon esprit dans l'instant. Quand je mis un pied à l'intérieur, je compris ce que je venais de faire et dans quelle horreur je venais de me précipiter.
Les rayons grouillaient d'un monde que je ne supporterais pas longtemps, ces dames idiotes contemplaient ces fringues sans intérêt comme si elles se trouvaient dans un mauvais film d'horreur; gain à celle qui hurlera le plus fort ! Je faillis reculer et sortir.

Wow, c'est bon, je tiendrai encore un mois avec ce que j'ai !

Un courant d'air passait encore dans l’entrebâillement de la porte une seconde avant qu'on me précipite à l'intérieur, une voix rauque et sonore s'excusa et me laissa plantée sur le bas côté, interdite de sortie par le flot entrant.
Poussant un soupire remarquable, je sortis mon Mp3 de la poche de mon jean, bien décidé à ne pas m'enfermer dans les colères ou les hystéries de tous ces gens.

-BadGirl-

La chanson se répercutant à mon oreille, je me sentis un peu mieux, dansant presque, comme une folle, une folle libre. Je devais au moins l'être un peu, ma queue cachée dans une jambière de mon jean et un chapeau posé avec soin dur mes oreilles duveteuses.

Ne pas traîner, ne pas traîner... Ne pas traîner !

Je me dirigeai donc rapidement vers la partie "hommes" du magasin, claquant machinalement des doigts de la main droite au rythme de la mélodie, mes pas prirent le tempo eux aussi mais personne ne semblait remarquer ma décadence au milieu de cette foule de jeunes hommes "branchés".. ou non. Je pouvais très bien être prise pour un des leurs, un anorexique avec des cheveux de hippie et un chapeau démodé.
Mes doigts arpentaient les tissus des vêtements sagement accrochés à leurs cintres. Quand une chemise ne me plaisait pas, je pointais le bout de ma langue entre mes lèvres, amusée par ma bêtise, et écrasais une baie sur le tissu innocent.

La lumière des néons étaient désagréables, elle était pire que celle du soleil qui m'horrifiait déjà tant.

C'est fou le nombre de choses qui me saoule ! Je suis vra... La vache !

Au bout d'un présentoir pour d'affreux t'shirts à manches longues pleins de motifs et d'imprimés, gisaient une merveille. Un splendide chapeau rayé de blanc et de noir, percé de quelques épingles, auxquelles étaient suspendues, par ci par là, rares chaînes persistaient, il me faisait de l'oeil et je l'arrachai à toute acheteur potentiel.

-Une glace ? , demandais-je à une vendeuse passée par là.

Elle m'indiqua un miroir, agacée par mon manque de politesse.
Je'y courus presque, comme à chaque fois que je "craquais littéralement" sur un de ces objets splendides que sont les chapeaux. Arrivée devant mon reflet, je me rendis compte que je pouvais retirer le mien sans un rideau pour protéger cette sorte de secret. Je me dirigeai vers une cabine.

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Ven 13 Avr - 8:30

Cela aurait pu être une journée comme une autre. Pourtant, aujourd'hui, je me suis faite la promesse de réussir à sortir seule, je ne sais pas trop pourquoi, dans un élan d'optimisme, probablement. Peut-être pour me prouver quelque chose ? Pour vaincre ma peur ? Quelle sombre bêtise, pourtant en ouvrant la porte ce matin et en partant à pas de loup, c'était une confiance tranquille qui m'habitait. Évidemment, je ne suis pas partie comme une voleuse, j'ai laissée un mot sur la table à mon maitre pour quand il sortira de son bureau, ayant bien prit soin de préparer son déjeuné avant de quitter notre maison. Avec un peu de chance, je serais rentrée bien assez tôt, mais je préfère prévoir l'impossible plutôt que me faire réprimander.
Quelques feuilles blanches et mon crayon dans la poche cachée dans les jupons de ma robe, et je parts me balader. Je ne vais rien à acheter particulièrement, d'une, car nous avons fait les courses récemment, et de deux, car je n'ai pas la fièvre acheteuse, en général les magasins m'effrayaient, plus à cause des humains dedans qu'autre chose, mais bon, ils sont rares les lieux sans personnes dedans...

J'arrive devant un magasin de vêtement. Il a l'air très beau et les vêtements dedans aussi. Je n'ai jamais eu plus de deux robes avant mon arrivée chez mon nouveau maitre, mais je sais coudre, donc cela me suffisait. J'ai d'ailleurs toujours mon nécessaire de couture sur moi, au cas où, cela fait partie des nombreuses petites manies qui me sont venues à force de servir mon ancien maitre. Sa fille avait la fâcheuse manie de partir en vadrouille, ce qui n'était pas très pratique, surtout pour les kimonos qu'elle portait. J'ignore combien de fois j'ai du en dernières minutes cacher au mieux un trou, une entaille ou même une déchirure, mais les faits sont là, je ne me sépare jamais de mon aiguille et de mes fils.

Un magasin est un bon moyen de se faire à la foule, non ? Et puis, celui-ci à l'air assez haut de gamme, avec un peu de chance, il n'y aura pas trop de bruit. Je pousse donc la porte en verre qui me semble bien lourde. J'ai à peine fait deux pas que déjà je ressens un mal fou à respirer. Il y a des humains partout, et même des nekos. Je peux poser mes yeux n' importe où, ça ne change rien. Le bruit est semblable à un bourdonnement sans fin à mon oreille, me faisant paniquer à grande vitesse.
Serrant mes mains contre ma poitrine, je me fais violence pour ne pas faire demi-tour, mais bien vite, je baisse les yeux sur le sol, essayant d'oublier tout ce monde qui m'entoure. Je veux rentrer chez moi. Je veux retourner auprès du maitre, qu'est-ce qui m'a pris de croire qu'il suffisait d'un peu de bonne volonté pour faire disparaitre ainsi ce mal qui me ronge. Je ne changerais jamais, décidément.

Je fais un pas en arrière, avant de me ressaisir. Je dois essayer de tenir le plus longtemps possible, au pire, ils me retrouveront en boule dans un coin du magasin et appellerons mon maitre pour qu'il vienne me chercher. Ça me gênerait d'en arriver là, surtout s'il est en train de travailler... Longeant la salle tout en rasant les murs, je finis par arriver dans un endroit ou il y a moins de monde. C'est quoi? Il y a des sortes de carré avec des rideaux. C'est pour se cacher ? Je l'ignore, mais je vois cela comme une aubaine, et sans hésiter plus longtemps je me faufile dans l'une d'elle, fermant le rideau pour me donner l'illusion d'être seule et non dans un magasin grouillant de monde. Me mettant sur le petit tabouret contre le mur, je replie mes jambes contre moi et attend. J'attends quoi ? Je ne sais pas, en fait, un miracle, surement. Je me bouche les oreilles, et ferme les yeux, commençant doucement à chantonner pour oublier où je suis. Personne ne te vois Yue, personne, tu n'as pas à t'inquiéter.
D'habitude, cela marche, mais pas là.

Je suis tellement paniquée, que je ne me rends même pas compte que quelqu'un approche de la cabine, ou du moins, je ne m'en rends pas compte jusqu'à ce que les rideaux s'ouvrent, me faisant sursauter tant je ne m'y attends pas. Fixant mes yeux bien ronds à cause de la surprise sur la personne, je n'arrive même pas à esquisser un geste tant je panique intérieurement.
Mais qu'est-ce que je fais là?
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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Ven 13 Avr - 9:31

Tomber sur l’improbable derrière un rideau de velours.

Je murmurai inaudiblement les paroles de ma chanson en me dirigeant vers un de ces lourds rideaux pourpres qui scellaient les cabines d'essayage. Les pensées pleines de rébellion et de folie, je le tirai sans conviction, enserrant le tissu.

Un sursaut m'échappa brusquement et ma main vint se poser sur mon coeur et ses battements désinvoltes, quand j'aperçus ces deux grands yeux pastelle, qui me fixaient comme une bête curieuse et effrayante. Recroquevillée sur un tabouret, où j'aurais dû posé le couvre chef qui couvrait mes oreilles en cet instant, la petite neko ne bougeait plus, crispée comme une enfant qui venait de découvrir le monstre à huit pattes caché sous son lit. Je la fixai à mon tour, intriguée par sa présence, par sa terreur. Je m'approchai doucement, avisée, l'effrayer plus encore aurait été d'une méchanceté qu'on ne me connaissait pas. Non, je n'étais pas méchante, je ne voulais que jouer, tout dépendait des jouets; ils méritaient parfois qu'on les brise, le jeu n'était qu'une justice originale.
Cette fille-là, c'était une poupée fragile, délicate, le reflet dans ses pupilles me le prouvait largement.
Ma main délicatement serrée sur son épaule, je pris la voix la plus douce que je pus, ce n'était pas forcément ce qu'on pouvait appelé un succès...

-Bah alors, je peux plus essayer mon chapeau ?

Sa grande robe lui allait bien, c'était une vraie demoiselle, mais une de la catégorie de celle qui ne hurlent pas. Je ne pensais pas si bien penser.
Je retirai l'unique contact qui nous liait bien vite, ne voulant pas la bousculer, une poupée comme celle-ci, on la prend par les mains et on la mène, on joue, on lui trouve ses points faibles, on la protège, et sans beaucoup de chance, ce qu'on ne peut pas faire nous même, de temps en temps, on le fait accomplir par un de ces charmants jouets. C'est presque comme se trouver un ami, mais... jetable. Il ne reste qu'un jeu dans toute cette histoire.

N'ayant cure de ma propre réplique , je retirai le chapeau des mes cheveux_jouet qui ne répète pas les secrets je supposai_ et posai ce nouveau joyau sur mes poils et cheveux confondus.

-Ca me va ?

M'adressant tant à cette petite neko qu'à moi-même, j'hochai la tête avec approbation et me tournai vers elle.
J'haussai un sourcil, j'avais donc oublié de poser ma questions essentielle !

-Et au fait... Tu fais quoi là ?

Allais-je être assaillie de réponses ?

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Ven 13 Avr - 11:28

C'est une femme. Ou un homme. Ou une femme qui ressemble à un homme. Ou un homme qui ressemble à une femme. Je ne sais pas, je n'arrive pas à savoir, tout ce que j'arrive à me dire, c'est que c'est une humaine, du moins je crois, et que je ne devrais pas être là. Je n'ose pas bouger, et au moindre de ses gestes, je me sens prête à bondir pour m'enfuir ailleurs. Sauf qu'il n'y a pas d'ailleurs, et que je ne peux pas vraiment courir dans ma robe. Elle ne semble pas méchante pourtant, mais a ce niveau là, c'est juste mon instinct qui parle.
Pourtant, elle approche doucement, très doucement, aussi, je ne panique pas, je suis tellement obnubilée par son regard que je ne bouge pas. J'ai l'impression d'être comme un chat devant les phares d'une voiture, sauf que je n'ai pas peur... Ou peut-être que si. Je ne sais plus. C'est un peu confus dans ma tête, et mon coeur qui bat à tout rompe ne m'aide pas à réfléchir.

Je sursaute légèrement alors que sa main agrippe mon épaule et l'écoute me parler en clignant des yeux. Il me faut bien quelques secondes pour faire le rapprochement entre ses mots et le fait qu'on soit dans un magasin de vêtements. Je cligne, et re cligne des yeux, puis pose mon regard sur son chapeau. Oh, alors ici c'est pour essayer les vêtements. Ça me parait logique, je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant, à cause de la peur, probablement...
Mais alors qu'elle enlève son chapeau, j'ouvre la bouche dans un « oh » surpris, mais totalement muet. C'est une hybride ! Comme moi. Enfin, non, justement, c'est ce qu'ils appellent une rebelle,ça se sent dans sa façon d'être, elle est tellement brillante. J'admire les hybrides comme elle, ils ont la force d'être libre, une force que je n'aurais jamais, et qu'au fond, je ne veux pas. Je ne suis pas faite pour vivre autrement que sous le jougs d'un humain, seule, je ne tiendrais pas deux jours dehors.

Si cela lui va ? j'hoche de la tête vivement, à la fois pour approuver et pour ne pas lui déplaire. J'ignore ceci dit si c'est vraiment à moi qu'elle posait la question puisqu'elle hoche de la tête en regardant son reflet, juste avant de me demander ce que je fais ici. Tressaillant une énième fois, je me dépêche de sortir mes feuilles de mes jupons pour répondre à sa question. Je n'essaie même par de parler, je sais très bien que cela ne sert à rien. Sauf que là, je ne sais pas quoi écrire. C'est vrai, si je lui dis la vérité, elle va en penser quoi ? De toute façon, je n'arriverai pas à inventer une histoire maintenant.

Je me cache, la foule me fait peur, ici c'est plus calme.

Peur, le mot me semble si faible. Elle me terrorise et par moment, je n'arrive même plus à respirer. Et là, c'était le cas, alors j'ai fait ce que je fais à chaque fois qu'elle devient trop grande, je me cache le plus loin possible. C'est pitoyable n'est-ce pas ? J'en ai conscience, vous savez.
Je rajoute ceci dit une dernière chose avant de lui tendre le papier d'une main qui fait de son mieux pour ne pas trembler.


Je m'appelle Yue. Je suis navrée de vous importuner, s'il le faut, je partirai.

Même si cette idée me terrifie.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Ven 13 Avr - 23:30

De la muette à la gueularde.

Quand elle me tendit ces morceaux de papiers, ses mots penchés et fragiles, je compris qu'elle ne parlait pas, que ce soit par refus ou par incapacité, elle ne parlait pas.
Je pris la page avec délicatesse, tentant d'éviter sa petite main vacillante.
Toute tremblotante sur son tabouret, elle avait simplement hoché la tête depuis que j'étais entrée, pas un geste de plus.

Quand j'entamai la lecture de ses pensées, je n'eus aucun mal à comprendre sa peur, qui se traduisait chez moi par la colère, et c'est pourquoi je n'allais pas la chasser, le jeu ne se terminerait pas ici.

-Yue...

Je murmurai dans "ma barbe"_expression plus qu'idiote, je n'avais pas de barbe_ ce prénom que je n'avais encore jamais entendu. La petite neko s'appelait Yue... Petite neko, je trouvais ça bien plus charmant et décidai de lui attribuer ce surnom. Je les attribuais à la pelle_je n'avais pas de pelle_ tous ces surnoms, idiots, méchants ou tout au contraire, je les aimais. Une personne, selon moi, ne se définissait que rarement par son prénom, mais une appellation tel que je les aimais pouvait en dire bien plus. Cette femme-ci, elle était "petite" par sa fragilité, et elle était une neko accomplie, je doutais fortement du fait qu'elle vivait seule, même si l'hypothèse se posait encore. De la pitié, je n'en possédais pas, pas plus que de la méchanceté, mais je décidai de ne pas partir seule, de ne pas la laisser, seulement...

-Attends-moi deux secondes.

J'allais la faire patienter un peu. Ce chapeau, je le voulais et il était hors de question que je l'abandonne dans cette boutique de fous en cage.
En plus de cette constatation évidente, faire attendre Petite neko ne pourrait m'être que bénéfique, elle ne pouvait savoir ce qui se cachait en mon esprit tordu et allait peut-être attendre mon retour en finissant par se dire que je n'étais que définitivement partie. Et quand je reviendrais, je ne paraîtrais que plus aimable encore. cette amie jetable, je me la mettais dans la poche.

Ayant renfilé mon chapeau usé, je refermai le lourd rideau derrière mes pas et traversai la foule sans délicatesse pour arriver jusqu'aux caisses, à l'autre bout du grand commerce.
Mon chapeau posé sur le tapis, j'attendis impatiemment mon tour, mes yen déjà en main. Quand il arriva enfin, on scanna ma merveille, et je l'attrapai au "vol" sans me soucier de la note qu'on ne me donna pas, puisque le prix exact de mon couvre chef, je l'avais déposé avant de rejoindre mon apeurée.

Pourvu qu'elle se soit pas barrée..., pensais-je avec espoir.

Mon bien tout neuf tournait autour de mon index sur le court chemin du retour, en un cliquetis de chaînes fines et d'épingles. Arrivée devant la cabine isolée, je me pris à regarder dans le fine espace qu'on me laissait, encore l'arrivée du tissu à sa fin et le parquet clair. Je ne vis que les pieds du tabouret, sans vie, plantés là sans liberté. Je m'inquiétai de la disparition de ma poupée mais me ressaisit en me disant que peut-être, ses jambes était toujours repliées contre elle.

Ma main tira le velours.

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Sam 14 Avr - 10:02

Je crois qu'elle vient de dire mon nom, mais je n'en suis pas sûre, elle l'a tout juste murmuré. Moi, je ne bouge pas, j'attends de voir si elle me demande de partir ou si je peux rester ici jusqu'à... Je ne sais pas, jusqu'à ce que tout le monde disparaisse dans un grand pouf, ou que mon maitre apparaisse dans un nuage de fumé. Je rêve, j'en ai conscience, mais maintenant que je me suis cachée, je n'arrive pas à trouver la force nécessaire de retourner là-bas et affronter le monde pour rentrer chez moi. J'aimerais que mon maitre soit là...

J'ignore pourquoi, mais elle me demande de l'attendre. Vu qu'il n'est pas dans mon attention de sortir d'ici, j'hoche de la tête, qu'elle ne s'inquiète pas, je ne risque vraiment pas de sortir de cette petite boite. Le rideau se referme, je me lève doucement. Je suis de nature curieuse, et même si je ne veux pas ressortir, j'ai bien envie d'aller voir ce qu'elle va faire. Un pas, deux pas, et je suis aux bords de la cabine. Me penchant, je laisse juste le haut de ma tête dépasser, alors que mes longues nattes pendant dans le vide. Je la regarde. Elle se mut avec aisance malgré la foule. Je l'envie. Mais bientôt elle se fait engloutir et j'ai du mal à la suivre. Quelqu'un me remarque. Je sursaute légèrement avant de disparaitre à nouveau, me remettant à ma place tout en passant mes bras autour de mes jambes, en esperant qu'il ne viendra pas ici. Je préfère attendre, finalement. Fermant les yeux, je pose ma tête sur mes genoux et fredonne ma chanson, laissant mon esprit dériver pour oublier où je me trouve. C'est la dernière fois qu'on me prendra à rentrer dans un tel magasin, j'ai l'impression que mon estomac n'arrêtera jamais de me faire mal tant il se tord et se retord au fond de moi. J'en suis malade de peur.

J'entends des pas, et de nouveau, j'ouvre les yeux, regardant le rideau qui s'ouvre à nouveau. Étrangement, je suis contente de revoir la neko. Pendant un instant, j'ai eu peur que ce soit quelqu'un d'autre. Je lui souris timidement, mais je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce qu'elle est à l'instant la seule chose qui me semble amical dans cet endroit trop bruyant. Je me lève, sans raison, puis me décide à poser une question légitime. Reprenant mon petit papier, j'écris consciencieusement, bien que rapidement...

Vous avez vu ? J'ai attendu. Mais, pourquoi, au fait ?

Je ne pense pas avoir besoin de préciser que, de toute façon, je n'aurais pas pu bouger d'ici.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Dim 15 Avr - 0:00

Elle mène le jeu, prend son bras et scelle-le.

Ouf. Elle était encore là, sage comme une gosse, sur son petit tabouret. Elle me souriait quand je suis apparue et que je l'ai retrouvée dans la même position, gênée, je lui esquissai ce qui semblait plus être une grimace qu'un sourire.
Je n'avais plus l'habitude, et quand je m'y tentais, ce n'étais en général pas ce qu'il y avait de plus réussi. J'osai espérer qu'elle comprenait tout de même mon visage, car dans mon regard, je tentai de lui adresser une pensée tendre, oui, Petite neko était réellement attendrissante.
Ses mots le furent plus encore.

Oui, tu m'as attendue, c'est bien, je suis fière de toi Petite neko.

Je pensais à lui dire cela, mais j'eus l'impression de m'adresser silencieusement à un animal, elle n'en était pas un.

-Merci de... m'avoir attendu.

Je lui mis ma nouvelle acquisition sous le nez et continuai.

-Je ne suis pas une voleuse.

Un rire faux s'échappa de ma gorge, j'avais aussi perdu la coutume de rire, enfin, sauf quand je gagnais au long jeu que je jouais chaque jour.
Il fallait que je lui propose de la raccompagner, que ce soit pour jouer ou non, je savais pertinemment qu'elle ne sortirait jamais d'ici sans aide, ou en tout cas, elle n'avait pas l'air de le vouloir. Sortant à nouveau mon baladeur, je parcourrai les titres, cherchant quelque chose que je pensais lui correspondre, si elle devait être rassurée, je ne connaissais pas d'autres manière que la mienne. La musique plantée dans mes oreilles me donnait des ailes, et les siennes seraient sans aucun doute d'une extrême blancheur. Je nous ferais un chemin dans la foule et le premier qui oserait taquiner ma Petite neko; s'apprêterait à se coller aux fesses une rebelle pas embarrassée.
Je tendis mes vieux écouteurs gris à ma compagne de cabine, la musique parcourant déjà le fil qui les reliait, le son que j'avais choisi pour elle avec soin tambourinait en moi comme si je l'entendais.

-Valsons au milieu de ces cons-

Chaque titre ou mélodie que possédait cette mémoire artificielle, je les connaissais d'un par coeur exacte, les ayant écouté chacune bonnement une centaine de fois.

-Je te raccompagne. Enfin, si tu veux bien.

Je posais ma main droit sur ma hanche, comme si mon bras était la anse d'une théière et que je l'invitais à prendre un thé. Qu'elle l'ai agrippé ou non, je ne pensais pas qu'elle refuse, du moins, je n'espérais pas, tant pour elle que pour moi.

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Dim 15 Avr - 7:45

Elle me sourit aussi, du moins, elle essaie, mais ça me suffit. Je suis de toute façon tout simplement contente de la revoir, avec ou sans sourire. J'aimerais lui dire que c'est moi qui la remercie d'être revenue, mais j'ai peur de lui faire peur. Parfois, quand on dépend trop des autres, ça leur déplait. Les humains aiment ça, les nekos pas toujours.
Ainsi, elle était allée acheter son chapeau. Incroyable, elle a de l'argent ! Comment fait-elle ? Voila une grande question, moi, je n'ai jamais eu d'argent propre, en fait, j'en ignore même la réelle valeur. Je veux dire, je sais la somme que je vaux, je sais aussi combien coute la nourriture, mais ça ne représente rien pour moi. Je ne sais pas vraiment non plus comment on en gagne. Les esclaves ne gagnent pas d'argent, mais nous avons un toit et de la nourriture, je trouve que c'est suffisant. J'ai appris à me suffire de peu dès toute petite, un esclave exigeant fini souvent à la rue.

Elle rigole, d'abord surprise, j'ouvre grand les yeux, puis laisse à nouveau un sourire apparaitre sur mes lèvres. Je ris, moi aussi, mais à l'intérieur de moi. Personne ne peut l'entendre, c'est comme mes pleurs et mes cris. Tout reste à l'intérieur. A jamais.
J'acquiesce pour montrer que je comprends ce qu'elle veut dire, puis attend la suite comme une enfant trop curieuse. C'est mon plus grand défaut, je suis curieuse de tout. Mais quand on pose des questions aux humains, ils répondent souvent "parce que" ou qu'"on n'est pas assez intelligent pour comprendre". Je suis peut-être simple, mais je sais réfléchir. J'aimerais le dire, parfois.

Je crois qu'on va sortir du magasin, je crois que ma prière a été entendue, j'en ai la conviction. Mais ce n'est pas mon maitre qui va m'aider, c'est elle. Ou peut-être n'est que mon espoir qui me fait dire ça, mais dans ce cas, pourquoi serait-elle revenue me chercher ? Elle à son chapeau, elle peut partir maintenant. Pourtant, elle est là. Si elle savait le poids de ma gratitude pour elle. Pour vous, ce n'est qu'un magasin rempli de monde. Pour moi, c'est un immense mur infranchissable, fait de bruit, de mains et de visages.
Puis, elle me tendit des petits écouteurs. La fille de mon ancien maitre en avait toujours sur ses oreilles, mais je n'ai jamais su à quoi cela servait concrètement. Intriguée et forte intéressée quant à l'idée de tester, je les mets doucement à mes oreilles, et laisse avec stupéfaction la musique me remplir. C'est comme quand je chante, mais en plus fort, et je ne connais pas cet air, ni ce rythme. Pourtant, ça ne me déplait pas. C'est entrainant, reposant, beau.

Enlevant un écouteur, je l'écoute me parler. Elle me propose ce que je n'osais plus espérer. J'hoche précipitamment de la tête, lui offrant mon plus beau sourire. Pour elle c'est peut-être qu'un geste qui ne coute pas grand-chose, mais c'est tellement, tellement pour moi. Prenant son bras, je me rapproche d'elle, appréhendant mal ce qui nous attend. Alors je ferme les yeux, n'écoutant plus que cette valse en moi, la laissant mener la danse, je la suis. C'est idiot n'est-ce pas ? Pourquoi faire confiance à une inconnue ? Je suis ainsi, que voulez-vous, j'aime voir du bon en tout le monde, quitte à être déçue ensuite.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Dim 15 Avr - 10:09

C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans un tel endroit. Elle se sentait petite, fragile mais aussi fine et légère qu'un rideau de tissu. Autour d'elle, des couleurs, du mouvement ! Trop.

Elle avait appris à rester calme face aux mouvements brusques des foules. Mais si elle savait rester calme, elle ne savait pas comment éliminer la peur. La peur d'être jetée violemment au sol, d'être écrasée par ces masses de gens inconnus qui se mouvaient autour d'elle. Mais là, c'était différent.

Elle avait beaucoup de mal à se faire à sa nouvelle vie. Elle avait peur de déranger en allant proposer de l'aide aux autres domestiques, mais avait peur d'être réprimandée si elle ne faisait rien. On avait beau lui assurer qu'aucun mal ne lui serait fait, elle ne faisait pas confiance à ces humains. Ils étaient faux, ils étaient menteurs. Elle n'osait pas rester avec eux. Elle préférait rester seule à admirer les différents objets qui peuplaient la demeure. Elle préférait la compagnie des objets à celle des hommes. Les objets aussi avaient une histoire, les objets aussi savaient parler à leur façon. Et ils parlaient mieux que certains humains.

Mais ici, les objets n'avaient pas d'histoire, et ne disaient rien. Ils étaient flambants neufs, les uns contre les autres, attirant les convoitises des passants et des clients. Saphyr réajusta le bandeau qui cachait ses oreilles de Neko avant de se mettre en quête de ce qu'elle cherchait.
Un des domestiques lui avait confié une mission. Une course plutôt, mais dans sa tête, cette simple demande était un objectif suprême, une mission à réussir coûte que coûte. On lui avait demandé d'aller acheter quelque chose de bien précis. Une chemise d'homme noire. Elle avait accepté silencieusement, fière et heureuse de voir qu'on lui accordait de la confiance. Elle avait parcouru la ville, regardant par les fenêtres et les vitrines si elle apercevait des chemises, jusqu'à trouver une boutique de vêtements.
Et elle était maintenant à l'entrée, ouvrant d'immenses yeux écarlates sur ce qui l'entourait. Elle n'avait jamais rien acheté. On lui avait expliqué qu'il fallait donner de l'argent en échange de la chemise, et elle s'était sentie comme un enfant à qui on apprenait à vivre.
Elle se faufila à travers la foule, les mains retenant son coeur qui battait trop vite. Elle espérait qu'on ne la remarque pas, qu'elle serai telle un fantôme, corps éthéré passant et repassant parmi les vivants sans que ceux-ci ne s'en aperçoivent. Elle s'inquiéta qu'on puisse l'emmener et l'enfermer à cause de ses oreilles mal cachées. Mais les gens se fichaient de Saphyr, et elle parcourait les rayons librement.

Soudain, elle vit ce qu'elle cherchait. Les chemises noires lui tendaient les bras. Et elle tendait les bras elle aussi, sans pouvoir les atteindre. Vérifiant que personne ne la regardait, elle s'élança et agita les excroissances qui pointaient hors de ses omoplates pour gagner quelques centimètres de hauteur. Quelques centimètres qui suffirent à attraper l'étoffe, avant qu'elle ne retombe sur le présentoir de pantalons au dessus duquel étaient les chemises. Elle serra le vêtement dans ses mains, heureuses, et passa son doigt sur la toile des pantalons qui avaient amortis sa chute. Du jus resta sur ses doigts, qu'elle lécha prudemment, savourant le goût sucré d'un fruit qu'elle ne connaissait pas. Elle ne savait pas que certains fruits poussaient dans les vêtements.

Elle devait payer. Si elle ne le faisait pas, elle retournerai en cage. Elle parcourut le magasin cherchant de l'aide, un signe qui lui indiquerai comment faire. Elle s'arrêta devant un rideau, derrière lequel elle entendait une voix. L'échange devait se faire ici, à l'abri des regards. Après quelques secondes d'hésitation, elle se glissa à l'intérieur, en prenant bien la peine de refermer le rideau derrière elle. Elle dévisagea les deux personnes qui se tenaient là et hésita. A qui devait elle donner l'agent?
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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Lun 16 Avr - 2:31

D'une pierre deux coups.

Yue semblait apprécié la valse que je lui avais sélectionné pour sa douceur, et quand elle s'accrocha délicatement à mon bras, je la sentis plus encore. Nous allions donc pouvoir partir de ce grotesque endroit ! Je la regardai une dernière fois avant de poser ma main sur la porte de notre enclos... Qui s'ouvrit d'elle-même.

Je devrai vraiment me lancer dans la magie, ils gagnent tous un de ces pognons avec leurs entourloupes...

Quelle idiote, franchement, je ne suis pas devenue celle-qui-ouvre-les-portes-par-la-pensée, mais juste une idiote avec deux nekos innocentes sur les bras. Oui, que tout le monde ai bien compris, deux. L'une demeurait accrochée à mon bras, bras que je resserrai contre moi, histoire qu'elle ne me lâche pas. L'autre, je n'étais pas réellement sûre de sa nature, un ruban cachait peut-être mal ses oreilles, oui ce n'était peut-être qu'un grand volume de cheveux qu'elle possédait. Elle venait de faire son entrée, des billets à la main, nous les tendant presque, l'air hagard. Tenant une chemise noire, je n'avais encore aucune idée de ce qu'elle projetait. Je arquai un sourcil en sa direction, le regard incrédule.
Après tout, deux jouets pour le prix d'un, ça n'était pas si mal pour une journée. J'allais pieuter comme jamais ce soir, après tous ces efforts mentaux...
Je la fixai ensuite avec plus de douceur, cette expression s'améliorait de plus en plus sur mon visage, tandis que Petite neko était déjà apprivoisée. Elles méritaient presque toutes deux le mêmes surnoms mais j'allais attendre légèrement avant, si elle n'était pas une neko, il ne conviendrait pas, et elle n'était peut-être pas si douce que je l'imaginais.

-Bah qu'est-ce que tu fais là toi aussi ?

Le aussi m'était venu tout naturellement, tandis que mon expression prenait une allure inquiète, et que j'aurais aimé savoir ce qui passait par la tête de Yue à cet instant. Elles deviendraient amies, enfin, dans ma vision des choses, elles joueraient ensemble dans un près, les mains dans les mains, en tournant et en riant.

Bien sûr Lita... Faut que tu dormes.

Je baillai en suivant ma pensée, secouant mes oreilles sous mon chapeau, un geste imperceptible pour ceux qui m'entourait mais très agréable pour moi-même.
J'aimais jouer de mes attributs félins comme personne, quand j'étais seule chez moi, le soir, je ne m'amusais qu'à cela, ma queue virevoltant par-ci par-là.

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Lun 16 Avr - 8:03

Elle fixa ses yeux rouges sur l'oeil unique qui lui faisait face. Bleu celui-ci. Une couleur pure, une couleur calme. Une couleur la plupart du temps rassurante. Et cet oeil brillait ! Une véritable pierre précieuse, et Saphyr aimait les pierres précieuses. Elles étaient belles, pures, et incassables. Elle avait choisit de s'appeler Saphyr pour devenir une pierre précieuse elle aussi. Mais elle pensait que les saphirs étaient rouges, comme ses yeux. Elle s'était trompée, mais n'avait pu se défaire de ce nom.
Elle baissa vite les yeux, refusant de regarder en face cette personne qu'elle ne connaissait pas. Elle ne savait si les gens prenaient ça comme de la soumission ou de l'opposition. Elle supposait que ça devait dépendre de leur caractère, et de leur tolérance à l'égard des nekos. Pour elle, cela équivalait à de la protection. Ne laisse pas les inconnus voir ton âme à travers tes yeux.

- Bah qu'est-ce que tu fais là toi aussi ?

Elle leva finalement les yeux, et regarda Pierre Précieuse. Elle avait l'air gentille et attentionnée. Mais ça pouvait être une façade. Après tout, rare étaient les gens qui se montraient tels qu'ils étaient vraiment. Elle suivit des yeux le mouvement de la queue de la neko, ce qui la rassura. Elle n'était pas seule. Et derrière Pierre Précieuse se cachait également une jeune fille, dont on voyait les oreilles pointer sous les cheveux. Elle émanait la douceur, mais semblait aussi fragile que les pétales d'une rose. Comme elle en somme. Elle était contente de se trouver là, au calme, en face de deux personnes comme elles. Elle se décida enfin à parler, de sa voix chuchotante, légèrement aggravée par la timidité.

- J'achète la chemise. Un fruit a poussé dedans, je l'offrirai à mon maître.

Pour illustrer ses dires, elle posa l'argent sur le sol, saisit dans la poche de la chemise le petit fruit noir et brillant et le fit rouler dans sa paume. Elle avait envie de le garder pour elle, mais son maître serait peut-être content si elle lui faisait un cadeau. Et si il était content, il serait gentil avec elle. Elle tendit la main vers les deux nekos pour leur faire admirer sa trouvaille, le coeur à la fois heureux de partager avec elles sa découverte, et emplit de peur à l'idée qu'elles puissent le lui voler. Elle protègerai ce fruit coûte que coûte, quitte à devoir griffer et mordre, pour finir par s'envoler hors du monde des humains débordant de convoitises. Il était si fragile, seul dans sa main, sous la menace de l'écrasement, de la chute. Elle referma doucement les doigts dessus, tel un cocon protecteur, assez fermé pour ne pas attirer le regard des gens, et assez relâché pour ne pas écraser son trésor.

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Lun 16 Avr - 10:30

Deux dames au bras d'un Homme.

Je sentais toujours le bras de Petite neko enlacé au mien, l'autre pendant sur mon flanc comme un chewing gum étiré. Je regardais la demoiselle en face de moi baisser la tête, elle était bien une neko, un humain n'avait pas de maître, jamais, puisque selon eux, ils possédaient le monde.

Elle voulait donc acheté cette chemise, jolie, il fallait l'avouer.
Un fruit ? Un fruit dont l'arbre est un vêtement ? Elle abreuva ma curiosité en me montrant sa trouvaille, une myrtille, une de celle que j'avais sans doute écrasée dans mon premier passage jusqu'à notre clôture. Je ne me compris pas même d'avoir fait cela dans une si charmante chemise. Tant pis, j'avais fait une heureuse après tout.
J'ouvris la bouche mais me ravisai et modifiai mes paroles directes en des mots bien plus doux.

-Oui, il va sans doute être très heureux Petite faiseuse de trésors.

Génial, son surnom tout trouvé !

Je pointai le bout de ma langue hors de ma bouche, comme à chaque fois que j'étais heureuse de débiter une de mes jolies conneries, ou même d'en penser une, ce qui n'était réellement pas rare. Je haussai les épaules et décidai de passer par les caisses en ramenant Petite neko, c'était, il fallait bien se l'avouer, bien plus pratique que de payer son achat à deux inconnues dans une cabine d'essayage.
Je positionnai mon bras-chewing gum comme le premier et invitai Petite faiseuse de trésors à se joindre à mon trio de joyeux fanfarons, tant par le regard que par la parole qui suivit.

-Si tu es d'accord, je t'accompagne payer cette chemise, mais on se dépêche, et on sort. Là-bas, je te demanderai de me prêter ton argent et de me laisser faire.. Je ne te volerai rien, promis. Et surtout pas ton joli fruit, ajoutai-je en la voyant protéger de ses mains son étrange petite perle sombre.

J'avais parler doucement, mais avec assurance, comme celle qui ne veut que du bien mais qui a le don de savoir prendre les choses en main. Ce n'était pas faux. Puis, mes promesses valaient de l'or, s'il y avait bien une chose que je respectais, c'était bien cela, ma parole.

J'espérais la voir empoigner mon bras de tout coeur, mais mieux valait ne pas trop s'enthousiasmer, ils ne sont pas tous si dociles que Yue, que je gratifiai d'un regard délicat, pour sa délicate patience.

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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Mar 8 Mai - 6:06

Je regarde l’échange sans le comprendre vraiment, ne lâchant pas le bras de ma sauveuse pour autant. Soudainement, j’eux l’intime conviction de n’être qu’un horrible poids, une gêne pour elle, et le rouge me monta aux joues alors que l’envie de rester au fond de ma cabine à attendre je ne sais quoi me semblait la meilleure solution... Surtout quand elle parle d’aller jusqu’à la caisse pour payer l’achat de la jeune neko si jolie. La seule idée de devoir passer dans cette foule compacte de gens me rendait tout bonnement malade de peur. Je perdis d’ailleurs les quelques pales couleurs qui ornait mon visage, mais ne fit aucune remarque. Pourquoi faire ? Être encore plus un poids mort ? je ne veux déranger personne.

Cependant jusqu'à maintenant c’est ma seule solution, sinon je vais rester encore coincé ici à attendre que mon maitre finisse par s’inquiéter de ne pas me voir rentrer... Il ne manquerait plus que cela le fâche et lui fasse croire que j’ai voulue fuir. Peut-être qu’il ne viendra jamais à ma recherche. Cette idée m’attriste, mais je suis déjà tellement pale qu’il serait compliqué pour moi d’extérioriser ma tristesse. C’est peut-être mieux ainsi.
Alors je souris. Faiblement et avec hésitation, mais je souris. Pourquoi ? Je l’ignore, peut-être parce qu’au fond le sourire reste le meilleurs moyen de se cacher des autres, même si ma main tremble. Je ne veux pas les embêter plus que nécessaire avec ma peur, je n’aurais qu’a fermer les yeux et me concentrer sur la musique dans mes oreilles pour oublier la foule. C’est ça. Je me contente donc d’hocher de la tête pour approuver l’idée de la plus grande des trois nekos que nous étions, répondant a son regard par un doux sourire encourageant. Si elle pense que c’est là la meilleure solution, alors je n'est rien a dire et me contenterai de suivre. Je suis douée pour ne rien dire, vous remarquerez.
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MessageSujet: Re: A l'ombre des cintres. [libre]   Ven 11 Mai - 21:37

Elle continuait de faire rouler le fruit dans sa paume, fixant de ses yeux rouges la surface bombée et brillante qui reflétait la lumière. Elle voulait vraiment le garder pour elle finalement, peut-être qu'elle ne le donnerai pas, peut-être qu'elle le cacherai dans un coin, avec quantité d'autres trésors qu'elle avait déjà rassemblé. Après tout, si personne ne savait rien de l'existence du fruit, elle ne serait pas blâmée pour l'avoir garder. Restait les deux nekos qui lui faisaient face. Elle espérait qu'elles ne dévoileraient pas son secret.

- Oui, il va sans doute être très heureux Petite faiseuse de trésors.

Petite faiseuse de trésors, c'était elle ? C'était vrai, elle trouvait des trésors, mais pas souvent. Et ce qui équivalait à un trésor pour elle n'était souvent pas grand chose aux yeux des autres. Mais qu'importe. Elle regarda la grande neko dans les yeux, se demandant si cette personne était vraiment celle qui pourrait l'aider. Elle ne faisait pas confiance aux inconnus. Elle regarda le bras qu'on lui tendait, hésitante.

-Si tu es d'accord, je t'accompagne payer cette chemise, mais on se dépêche, et on sort. Là-bas, je te demanderai de me prêter ton argent et de me laisser faire.. Je ne te volerai rien, promis. Et surtout pas ton joli fruit.

Saphyr sentait son cœur battre dans sa poitrine. C'était une de ces promesses qu'elle avait entendu maintes et maintes fois lorsqu'elle était dans ce laboratoire. « Tu ne sentira rien, promis, tu n'auras pas mal ». La voix mielleuse du mensonge, le regard condescendant et plein de bienveillance du bourreau à l'égard de sa victime. Ses yeux s'agrandirent de peur tandis que s'imprimaient dans son esprit d'affreuses images de barreaux et de chaînes. Ces deux nekos souriantes lui faisaient peur maintenant, l'une dont la proposition semblait un pacte avec le diable, et l'autre dont le silence et le sourire n'en voulait pas moins dire. Elle poussa ce bras inconnu qu'elle sentait trop près d'elle, trop tentant pour être honnête.

- Non !

Serrant toujours la chemise contre elle d'une main, l'autre protégeant le petit fruit sombre, elle fit quelques pas en arrière, effrayée, jusqu'à ce qu'elle sente le rideau lui frôler le dos. Alors, elle l'écarta brusquement et s'enfuit dans la boutique. Elle bousculaient des gens qui ne s'en trouvaient nullement gênés en raisons de sa petite taille, avant de trouver refuge entre deux présentoirs qui ne semblaient pas présenter assez d'intérêt pour les clients. Elle se mit à genoux par terre pour réfléchir. Elle avait laissé l'argent dans la cabine dans sa précipitation, mais ne voulait pas retourner le chercher. En revanche, si elle ne l'avait pas, elle ne pourrait pas ramener la chemise, et si elle rentrait sans la chemise et sans l'argent... Elle n'osait même pas imaginer ce qu'il se passerait. Même si tous le monde à la maison était gentil avec elle, on ne savait jamais de quoi étaient capable les gens sous le coup de la colère.
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