Neko's Life

Dans un monde ou règne la paix, une nouvelle race fait son apparition. Les humains effrayés les prennent pour des monstres assoiffés de sang et les réduisent à l'esclavage. Mais ont ils fait le bon choix ?
 
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 Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.

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MessageSujet: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Dim 8 Avr - 15:19

"Les hommes font les maisons, mais les femmes font les foyers."
En fait, tout s'est passé si vite que j'ai encore du mal à me rendre compte que je suis déjà hors de l'animalerie. Je regarde autour de moi un peu surprise, comme si je n'arrive pas vraiment à y croire. Je réapprends à apprécier le soleil sur ma peau et, à sentir l'air dans mes cheveux après trois semaines en cages. Par chance, la foule n'est pas trop nombreuse, mais par sécurité, je préfère fixer mon regard sur mon nouveau propriétaire. La foule me fait paniquer, je ne sais pas trop pourquoi, je crois que ça à un nom ce problème, mais on n'a jamais pris la peine de me le donner.

Nous marchons à un rythme constant, par chance il fait beau aujourd'hui, aussi cette petite marche ne me rend que plus contente d'être enfin sortie de ce magasin. Un peu de marche, quel bonheur ! Je suis quelqu'un de simple, j'ai appris à me réjouir de peu de choses, ma mère disait que c'était le meilleur moyen pour un esclave d'avoir une vie agréable. Alors, j'aime sortir, j'aime aussi rester tranquillement à la maison. J'aime avoir quelque chose et j'adore qu'on me fasse un cadeau, même un tout petit. Je déteste l'inactivité par contre, aussi, je trouve toujours quelque chose à faire et, par chance, je sais faire de nombreuses choses. D'ailleurs, ça me ramène sur la question de tout à l'heure : pourquoi ai-je été acheté ? Qu'est-ce qu'il attend de moi ? A nouveau, je regarde la liste que j'ai faite dans mon calepin et hoche doucement de la tête, je n'ai rien oubliée. Quand on arrivera, je lui passerai, ça lui évitera d'avoir à se poser la question. Toujours prévoir l'imprévisible. C'est aussi un bon moyen de ne pas agacer un humain.
Je me demande ceci dit à quoi peut bien ressembler ma nouvelle maison. Avant, j'habitais dans une sorte de maison, mais très grande. Enfin, c'était un clan pour être exacte. Il y avait beaucoup de neko servants et il n'était pas rare qu'un rejeton naisse sans qu'on sache qui est le père. C'est un peu mon cas, je sais que mon père travaillait dans le clan, et pourtant, je ne l'ai jamais rencontré, il y avait tant de maison à servir. C'était un très grand clan. Mon maitre à moi était un cousin du chef de famille, riche, mais peu puissant. Cependant, sa maison était quand même grande, mais ma mère et moi étions ses deux seules neko (les autres appartenaient au clan). Est-ce que mon nouveau maître vit aussi en clan ? Je n'espère pas, en fait, j'aimerais qu'il n'y ait pas d'autre neko que moi. Pourquoi ? C'est compliqué, disons que, ma mère non inclue, je ne me suis jamais sentie proche des autres neko, mon silence devant les humains ne les gênent pas, mais devant eux, si. Je ne dis pas que je ne les aime pas, mais pour moi c'est comme les humains, quand il y en a trop, je me sens mal.

On arrive enfin. Je ne sais pas trop ce que cela est. C'est grand en tout cas et, haut. Est-ce une sorte de clan ? Mais au lieu d'être à la verticale ils sont à l'horizontale ? Pour gagner de la place ? Je ne connais pas grand-chose d'extérieur à mon ancien chez moi, j'ai dû sortir tout au plus une dizaine de fois et, seulement pour faire les courses. Même le vétérinaire était interne au clan.
Sans un mot (mutisme oblige), je suis mon maitre à l'intérieur. Je suis impressionnée par la beauté des lieux. C'est très différent de là d'où je viens, il y a beaucoup plus de pierre que de bois, encore une nouveauté. Il y a des portes, mais mon maitre ne va pas vers elle. Je me demande ou cela mène... Vers les autres membres du clan ?
On arrive devant celle qui l'intéresse, d'ailleurs, il l'ouvre. Et là, je découvre ma nouvelle maison. Si je l'avais pu, j'aurais laissé échappé un son impressionné, mais à défaut de pouvoir le faire, ma bouche s'ouvre dans un ah muet. C'est... Impressionnant. Beaucoup plus clair et lumineux que la maison de mon ancien maître. Pas aussi grand mais c'est mieux quand même. J'aime beaucoup, c'est plus...Moderne. Je veux lui dire, d'ailleurs. Je sors donc mon calepin et note rapidement sur la feuille de la dernière fois.


C'est vraiment très joli chez vous maître. Habitez-vous en clan ? Dois-je servir les autres personnes vivantes ici ?

Je préfère lui demander tout de suite, parce que je préfèrerais ne servir que lui, mais ça je ne peux pas l'écrire. Ce qui est bien avec l'écrit, c'est que contrairement aux mots qui parfois dépassent la pensée, c'est impossible avec l'écrit. Quoi qu'il se passe, on pense toujours à comment formuler nos pensées avant. Je trouve ça sécurisant, ma pensée est trop libre, dite abruptement, elle pourrait me trahir. Mes mots, eux, sont bien plus prudents.

D'ailleurs, il est temps que je lui donne ma liste. Cherchant la bonne page, je l'arrache proprement pour lui donner, je n'en aurais plus besoin, de toute façon. Dessus il n'y a qu'une simple liste avec écrit juste en haut « mes capacités ». Si vous voulez les connaitre vous aussi, les voilà : je sais m'occuper d'une maison (lavage, repassage, nettoyage et j'en passe), je sais aussi cuisiner (plat comme pâtisserie), lire et écrire, coudre et broder, compter presque bien, je pense être en mesure d'aller faire des courses (pour peu qu'il n'y ait pas foule), et je suis parfaitement capable de m'occuper d'un jardin... Bien qu'il n'y ait pas de jardin ici... Tant pis, j'arroserais les plantes d'appartement au pire.
Je pense ne rien n'avoir oublié... Alors, je me contente de sourire, attendant ses remarques ou réponses, les oreilles bien droites et les mains jointes.
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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Lun 9 Avr - 3:01

L'immeuble était assez haut et bien qu'il n'y ai que des appartements, ils étaient cher et très moderne.. Celui où j'habitais se trouvait au onzième étage et douzième étage -il s'agissait d'un appartement en duplexe- dans un immeuble de seize étages.
Sur le pallier de l'immeuble, je passa une de mes clés devant le capteur afin que la porte s'ouvre et entraîna Yue à l'intérieur. Le hall était grand, avec un joli petit décors avec quelques plantes vertes qui apportaient un peu de fraîcheur à l'immeuble. A ma droite il y avait les escaliers, ils étaient certes très éclairés et avait les marches larges, ce n'était pas pour ça que j'allait monter onze étage à pied. Je continua un peu plus loin vers l'ascenseur, jetant de temps à autre un petit coup d'oeil sur mon neko. Une fois dans l’ascenseur, très joli avec un grand miroir sur deux des côtés, j'appuya sur le bouton en face du numero onze, et il se mit à monter..
On ne dut pas attendre longtemps avant que les portes s'ouvrent à nouveau. Je sorti avec Yue et l’entraîna vers une porte identique à celle qui se trouvait en face. Nous étions arrivé au palier du onzième, il n'y avait que deux portes à cet étage, les deux appartement voisins étaient quasi identique dans la dispositions des pièces. J'ouvris la porte de mon appartement, et laissa entrer la neko devant moi avant de fermer à nouveau la porte derrière nous.. Je la laissa observer un peu les alentours pendant que je réglais le chauffage qui était un peu trop fort et enleva l'alarme.

Yue me tendis son calepin, avec quelques petites notes que je lis rapidement. Je lui passa la main sur la tête, la caressant doucement comme j'ai toujours fait avec les chats, les vrai chat. En tant que neko elle devrait aussi apprécier non ? Je n'avais jamais eu à faire avec ses hybrides donc je ne savais pas encore grand chose sur eux..
Puis, après un petit sourire je lui répondis :
    - Non, tu ne serviras que moi. Dorénavant nous seront généralement que nous deux dans l'appartement..
J'enleva ma veste et la posa sur le dossier d'une chaise puis mon regard se tourna de nouveau vers ma Yue, elle n'avait qu'une robe et son calepin, je nota dans un coin de ma tête de lui acheter quelques affaires dans la semaine.. Même si elle lui allait très bien, je n'ai jamais dit le contraire, se balader tout les jours avec la même tenue risquait d'être un peu.. Au pire, ça ne me gênerais aucunement si elle se baladait nue dans l'appartement, mais je doute qu'elle apprécie de se retrouver comme ça tout les jours.
Elle me tendis une des pages de son carnet, je la prit et la lis silencieusement ; il s'agissait d'une liste de ses compétences. C'est vrai que j'avais oublié de lui demander avant de l'acheter, maintenant c'était chose faite je n'aurais pas pu revenir en arrière, mais je fut rassurer quand je vis ce qu'elle savait faire. Il est vrai que je l'avais emmené sur un coup de tête, juste parce que j'avais besoin d'un neko pour mon roman et que son caractère me correspondait, mais j'aurais été un peu embêter si elle ne savait rien faire a part écrire sur ses papiers.
Je lui souris et passa a nouveau ma main dans ses cheveux lui répondant :
    - Ici tu me servira principalement de compagnie *je me tait concernant l'inspiration de mon roman* mais si tu pouvais t'occuper des taches ménagères ça m'arrangerait.. Je te montrerais plus tard où l'on trouve quoi et ce que j'aimerais plus précisément. Pour ce qui est des courses, je n'aimerais pas que tu sortes seule donc on les feras ensemble.
Ce n'est pas que je voulais la garder prisonnière entre ses quatre murs, si elle voulait partir elle était libre de le faire, mais juste que je n'ai pas envi qu'il lui arrive quelque chose, même avec son collier on est pas à l'abris d'un accident, surtout envers les neko.. Je la regarda à nouveau attendre devant moi et repris la parole.
    - Tu veux que je te fasse visiter l'appartement maintenant ?



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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Lun 9 Avr - 3:42

C'est un soulagement d'apprendre qu'il n'y aura personne d'autres dans l'appartement en grande généralité, je n'aurai donc aucun mal à prendre mes repères et je n'aurai pas besoin de m'inquiéter de la présence d'humain. Et en plus, mon nouveau maitre à l'air gentil. Je ne sais pas s'il l'est tout le temps et, je ne sais pas non plus s'il va la rester, mais pour le moment, il est gentil. Alors, autant profiter du moment présent, de toutes façons, même s'il venait à changer, je n'aurais pas réellement mon mot à dire, déjà que je n'en dis jamais aucun, des mots.

Je le regarde poser sa veste avec un petit sourire qui ne me quitte pas depuis tout à l'heure. Je suis tout simplement contente et, j'ai bien des raisons de l'être. Cette maison est très jolie, il n'y a personne à part lui et l'endroit semble plutôt calme et, je ne me suis pris aucun coup depuis tout à l'heure. J'en viens presque à croire que, peut-être, ma vie ici sera aussi agréable que j'aurais pu le rêver. Bien sûr, ma mère me manquera toujours terriblement, mais nous savions toutes les deux qu'un jour ou l'autre nous risquions d'être séparées. Maintenant, il faut que j'apprenne à voler toute seule, car il n'y aura plus personne pour couvrir mes erreurs. Ceci dit, mon maitre accepte mon silence et, ça, déjà, c'est ce que je pouvais rêver de mieux. Bien sûr, j'ai promis de faire des efforts, mais ça prend du temps de surmonter un mur pareil.

Terminant de lire la liste que je lui ai donnée, mon maitre m'apprend que ma première tâche sera de lui tenir compagnie... Donc, en fait, j'ai été achetée simplement pour rester dans cette maison avec lui ? Je trouve ça bizarre, bizarre parce que c'est presque trop beau pour être vrai. J'hoche ceci dit doucement de la tête, bien contente de pouvoir quand même m'occuper des tâches de la maison. Je ne sais pas comment on tient compagnie, mais je ferais de mon mieux. Tout comme je m'occuperais de tout pour qu'à aucun instant il ne regrette de m'avoir acheté, j'en fais le serment. Je suis prête à tout pour ne plus jamais retourner dans cette cage trop petite et si sombre...
Apprendre qu'on fera les courses à deux me soulages. Ce n'est pas sortir qui me gêne, je vous l'ai dit, c'est les gens, les humains et nekos confondus, qui me donne plus de mal. Par exemple, au clan, je ne servais jamais en salle ni en cuisine pendant les fêtes. Bien souvent on m'assignait au nettoyage de la salle après la fête, quand tout le monde dort. Ça m'allait parfaitement, je pouvais même chanter sans peur d'être entendu.
Et puis, qui sait, je pourrais me perdre dans la rue.

Après quoi, mon maitre me propose de visiter les lieux. Oh, quelle bonne idée ! J'avais, de toute façon, l'attention de le faire ensuite pour prendre mes repaires, mais s'il se propose de le faire j'en suis ravie. J'acquiesce donc avec un grand sourire, prête à le suivre pour la visite.

Hj:
 
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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Mar 10 Avr - 0:42

Je lui sourit et commença la visite guidé.
Je commença naturellement par le rez de chaussez, la grande pièce où nous étions. Il était inutile que je lui explique à quoi servait la table qui se trouvait devant nous, elle avait beau être en cage depuis quelques semaines, elle n'avait sans doute pas perdu la mémoire au point d'oublier l'utilité d'une table et d'une chaise. Il n'y avait pas grand chose à lui faire visiter, étant donné qu'il s'agissait principalement d'une seule et unique pièce. Je lui montra la porte des toilettes, très important à savoir. Et en passant devant la cuisine je lui expliqua rapidement.
    - J'espère que tu sais cuisiner, parce que c'est pas mon cas. Je te laisse donc libre choix et la cuisine en libre service. Tu regarderas plus tard où quoi se trouve où. Pour ce qui est de la table, lorsqu'on est que tout les deux, sauf exceptions, tu peux la mettre au bar. On mangera généralement ici c'est plus près et plus simple, mais lorsqu'on a des invités c'est sur la grande table *je lui montra la table de la salle à manger, à côté de laquelle nous étions tantôt* Tu n'auras pas à faire la vaisselle, j'ai un lave vaisselle *j'ouvris la porte du meuble qui cachait le lave vaisselle* et pour l'instant ça sera tout, je te montre l'étage maintenant ?
Je l'emmena a l'étage par les escaliers, nous arrivons dans le petit salon, je lui expliqua rapidement où je rangeais les télécommandes de la télé et autres petits truc, ensuite je l'emmena dans le seul couloir de la maison.

La première porte était celle des toilettes, inutile d'illustrer la pièce.

La seconde porte à gauche était celle de mon bureau, je l'ouvris pas ayant oublié de mettre de l'ordre dans les feuilles volantes qui remplaçaient le tapis.
    - Derrière cette porte il y a mon bureau, quand j'y suis je te demanderais de me laisser un peu tranquille. D'ailleurs comme c'est mon lieux de travail je ne sors que peu dehors. Tu auras de temps à autre un petit coup de serpillière à passer, mais la plupart du temps je rangerais moi même mes feuilles.
Je me retourna de l'autre côté, ouvrant la porte juste en face de celle de mon bureau, il s'agissait de la salle de bain. Je la laissa entrer avant moi et lui dit rapidement.
    - Comme tu peux le voir c'est la salle de bain, il y en a deux dans la maison, celle là et la mienne, tu peux utiliser celle là comme bon te semble je n'y vais que pour prendre des bains de temps à autres, il y a aussi des toilettes *les montrant du doigt* mais comme il y en a en bas et la porte juste à côté on ne s'en sert généralement pas.
Je sorti et attendis que Yue me suive pour fermer la porte, et continuer la visite. Je sauta une porte et alla directement à celle du fond qui se trouvait être ma chambre, j'ouvris la porte et la laissa entrer avant moi.
    - Là c'est ma chambre, j'ai pas grand chose à rajouter. Tu peux y venir quand tu veux que se soit en journée ou la nuit
Je passa doucement ma main sur ses hanches, espérant qu'elle comprenne le sous entendu. Ensuite je l’entraîna vers une autre porte qui se trouvait dans la chambre, elle coulissa pour laisser place au dressing.
    - Voilà mon dressing, mais comme j'ai pas des masses d'affaires, je m'en sert aussi pour ranger tout les linges et autre. Si tu as besoin de housse ou quoi d'autre tu trouveras tout ici, j'ai une machine à laver elle se trouve là *lui montre le fond de la pièce* tu n'auras pas donc à tout laver à la main, mais je te demanderais de la mettre en route que lorsque je ne suis pas dans ma chambre, ce n'est pas insonorisé et j'ai horreur du bruit.
Je la fit sortir du dressing pour passer la porte qui était juste à côté et menait à ma salle de bain.
    - Là c'est ma salle de bain, tu peux l'utiliser aussi comme tu veux, il y a deux douches de toute manière.. Tu trouveras le nécessaire de toilette dans ses deux colonnes. *je lui montra rapidement en en ouvrant une* On continu, il nous reste maintenant juste une dernière pièce.
Je nous fit retourner dans le couloir, et ouvrit la porte que j'avais sauté qui cachait une seconde chambre. Je laissa Yue entrer en première et lui dit :
    - Voilà enfin ta chambre. Tu as un bureau, un lit et des placards que tu peux utiliser comme bon te semble. Il y a deux trois truc sur le bureau, si tu sais écrire tant mieux, tu as tout pour. Et concernant le placard il est vide, on ira dans la semaine t'acheter tes affaires que tu pourras ranger là.
Je souris et la laissa aller s'installer sur son lit, tester le matela et enchaîna.
    - Tu passeras tes nuits soit ici soit avec moi, on verra ça plus tard. Si tu as des trucs à me demander va y.
Je la regarda, elle et ses réactions espérant que ça lui conviendrais, de toute manière elle n'avait pas le choix et elle aurait rarement pu trouver mieux.

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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Jeu 12 Avr - 15:20

Je n'avais jamais vu de maison comme celle-ci, sur deux étages. Les nôtres là-bas s'étalaient sur la longueur, les combles étant surtout pour les domestiques. Mais il manquait quelque chose à cette maison, de la vie, peut-être. Le bois était toujours plus vivant que la pierre, ou est-ce simplement moi m'étais habitué, finalement, aux petits pas pressés des hybrides sur le parquet et des pas plus lents des maitres? Quand j'en avais assez d'obéir pour ne rien gagner d'autre que des brimades, je me cachais souvent dans les combles de la toiture. Je restais là, la tête à même le sol à écouter pendant des heures la maison grouiller de vie. Je ne redescendais qu'une fois certaine que le maitre dormait, et qu'importe la faim ou la soif, c'était une sécurité.

J'hoche doucement de la tête quand il me demande si je sais cuisiner, et suis très contente d'apprendre que ce sera à moi de m'en occuper. J'aime cuisiner, c'est très créatif la cuisine, surtout quand tu peux choisir ce qu'on cuisine. Oh, bien sûr je ne connais que principalement la cuisine japonaise, mais sachant lire, je pourrais au besoin cuisiner autre chose. Je ne le dis pas à haute voix, mais j'ai un doute... On doit manger ensemble ? Ah oui, c'est vrai, je suis ici pour lui tenir compagnie, ça me parait logique, c'est juste... Nouveau. On ne mangeait jamais avec les humains là-bas. Mais je préfère ici, il y a moins de monde.
Le lave-vaisselle. Oh, ça me plait. J'espère juste qu'il est efficace, je déteste la vaisselle mal lavé. J'ai un soucie de la perfection assez caractérisé quand il s'agit de vaisselle ou faire le lit. Ma mère, elle, c'était avec la poussière, elle ne supportait pas qu'il en reste quelque part. Je pense que c'est des tics normaux quand on passe sa vie à nettoyer pour les autres.

Nous quittons le rez-de-chaussée pour l'étage. Je note dans ma tête ou se range le tout. C'est simple à retenir, encore une fois à force d'habitude. J'ai parfois l'impression d'avoir fait ça toute ma vie, retenir encore et toujours comment se range ceci, ou va cela, comment préparer ça. Ça ne me dérange pas, au contraire, la preuve, je n'aie jamais besoin qu'on me le répète.

Je comprends vite que le bureau n'est pas un lieu pour moi. C'est noté, je n'y mettrais pas les pieds sauf sur sa demande, et si j'ai quelque chose à lui demander, j'attendrais simplement qu'il en ressorte. On ne dérange pas un humain, car s'il devient de mauvaise humeur, c'est justement sur son esclave qu'il la passe, son humeur. J'acquiesce avec gravité à ses paroles. Je ne veux rien faire qui puisse lui donner une raison de me frapper comme mon ancien maitre, alors même pour le coup de serpillère, je pense qu'une fois par semaine suffira... Quand il dormira, de préférence. Je suis plutôt craintive comme neko, la souffrance finit forcement par laisser des traces, et si elles ne sont pas visible, elle n'en reste pas moins là, béante, mais dans le caractère.

Vient ensuite la salle d'eau. Elle est très différente de celle que je connaissais, mais magnifique, comme toutes les pièces jusqu'à maintenant. Je me demande si lui aussi voudra que je lui fasse couler un bain ? Peut-être dans l'autre salle de bain ? Je l'ignore, je garde cela dans un coin de ma tête, avec les nombreuses questions que je poserais plus tard, au bon moment. J'ai déjà beaucoup de choses à retenir, ce genre de détail peut attendre.
A la suite de quoi, nous sortons. Je le suis comme toujours, m'arrêtant sur la porte suivante, mais mon maitre décide de continuer. Je reste une seconde sans comprendre avant de recommencer à le suivre, en trottinant un instant pour rattraper mon retard. Peut-être que je n'ai pas le droit de connaitre cette pièce...

Vient sa chambre. Aussi jolie que les autres pièces de la maison. Grande et moderne. Il y a même une télé. J'aime, même si c'est vraiment nouveau pour moi, tout ça. Je ne peux m'empêcher de rougir devant son sous-entendu suivis d'un geste qui ne laisse aucune place au doute. Je baisse les yeux sur le sol, mais hoche de la tête, ne voulant pas le contrarier. C'est un sujet difficile. Disons qu'à force de fuir tout le monde pour rester seule, je n'ai jamais pris le temps de connaitre vraiment les autres hybrides du clan comme ma mère à mon âge. Et si elle était déjà mère à ses dix-sept ans, j'avoue ne pas connaitre grand-chose des plaisirs de la chair. Est-ce qu'on peut se refuser à un maitre ou non ? Le mien me détestait trop pour penser à me toucher. Cette question restera, pour l'instant, sans réponse.
Ceci dit, et sans remarque puisque je suis incapable d'en faire, je continue à le suivre. Il me montre son dressing, et je suis impressionnée encore une fois par tant de modernité... Et je suis bien contente qu'il n'y ait plus aucun kimono à plier. Je détestais ça, mais gardez le pour vous. La plupart du temps, je m'esquivais en prétextant aller chercher quelque chose pour le maitre aux cuisines, et ne revenait qu'après minuit à pas de loup. Avoir honte ? Pourquoi faire, je ne me plains jamais, sauf pour cela. Les kimonos sont jolis, mais à plier, c'est une torture...
Pour les machines, je pense m'en occuper plutôt vers les coups de quinze heures. Une heure raisonnable pour s'assurer que quoi qu'il arrive il ne soit pas dans sa chambre... Sauf si bien sûr il décide de passer la journée au lit. Voilà que je pique de nouveau un fard, mais je ne vous dirais pas pourquoi.

Encore une salle de bain. Jolie, mais différente de l'autre. C'est manifestement dans la première que je devrai faire couler un bain s'il vient à me le demander. Je pense qu'en grande généralité j'utiliserais l'autre salle de bain, sauf s'il requière ma présence pour la nuit. Cette idée me gêne terriblement, mais si cela venait à arriver, que devrais-je faire ? Ah, ce n'est pas le moment de penser à cela je m'embrouille avec des détails alors que la visite de me demande de rester le plus concentré possible pour retenir un maximum d'information.

D'ailleurs il vient de parler d'une dernière pièce ? Laquelle ? Je lève une oreille et le suis.
On arrive devant la pièce ignorée un peu plus tôt. Toujours intriguée, j'attends qu'il l'ouvre. C'est... Une chambre ? Et c'est tout ? Cependant, j'ouvre grand les yeux en apprenant que c'est ma chambre. C'est incroyable, j'ai une chambre d'humain ! Je regarde cette pièce avec plus de surprise que toutes les autres. C'est la mienne. Vraiment ? J'ai un peu peur qu'il me dise que c'est une blague, mais je suis contente d'avoir une pièce a moi, c'est une première. Là-bas, tous les hybrides d'une maison dormaient dans la même pièce sur des futons qu'on repliait une fois la nuit finit. Plus maintenant.
Je ne sais pas trop quoi répondre à sa dernière réplique. Je serais bien ingrate de me plaindre de la dernière close du contrat sur le fait de dormir avec lui alors qu'il m'offre tant. C'est bien plus que je n'aurais plus l'espérer, pourtant, j'ai peur, et je ne sais pas comment lui dire sans me montrer offensante. Ma mère disait toujours qu'il était préférable de se taire dans ces cas là. Mais je ne fais que ça, me taire.
J'hésite, je réfléchis, assise comme je suis sur le lit, puis me mets à écrire sur mon calepin.


Merci pour tout maitre. Cependant, pardonnez mon ignorance, mais, quand vous entendez dormir avec vous, entendez vous coucher ? Je suis désolée de vous demander cela ainsi, mais je n'ai jamais eu à tenir compagnie à qui que ce soit au lit.

Oh, et que mangez-vous le matin ?


C'était très impétueux de ma part, mais il était préférable d'en avoir le cœur net. Quoi ? Et la question qui vient ensuite ? Pardons, j'ai beau m'inquiéter pour moi, je n'en demeure pas professionnel, je veux lui préparer son petit déjeuner, même si j'ignore comment mange les occidentaux le matin, raison pour laquelle je lui pose la question, au cas où...

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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Dim 15 Avr - 6:05

Je la regardé, légèrement amusé. Ma petite Yue était vraiment mignonne à tout regarder autour d'elle, on aurait dit que c'était la première fois qu'elle se trouvait dans une chambre.. Ce qui n'est sans doute pas le cas mais bon.. Peut-être est-ce la première fois qu'elle se retrouve avec une chambre à elle ? Généralement, je préférerais qu'elle dorme avec moi il y a largement la place dans mon dressing pour ses affaires et dans mon lit pour son petit corps, mais il y a des fois où je préfère être seul, et d'autre où se sera elle qui le souhaiterait. Bien sur c'est moi qui décide, mais ce n'est pas pour autant que je veux la violer tout les soirs. Et puis, j'ai une chambre de trop, au lieux de laisser s'entasser la poussière autant qu'elle serve.

Elle commença à gribouiller encore un truc sur son calepin, et me le montra. Je lu rapidement :
    Merci pour tout maitre. Cependant, pardonnez mon ignorance, mais, quand vous entendez dormir avec vous, entendez vous coucher ? Je suis désolée de vous demander cela ainsi, mais je n'ai jamais eu à tenir compagnie à qui que ce soit au lit.

    Oh, et que mangez-vous le matin ?
Je répondis a sa première demande avec un grand sourire.
    - Je vois, et oui j'entend couché ça fait parti du "me tenir compagnie", ça sera donc ta première fois ? Bien sur, je vais pas me jeter sur toi et te violer dès le premier soir, tu n'as pas a avoir peur. Laisse moi te dire un truc ; tant que tu sera sage, je serais également gentil avec toi.
J'étais amusé par sa question, c'était plutôt mignon. J'étais quand même étonné également, généralement les jeunes neko comme elle, ayant déjà eu un précédent maître, restent rarement vierge. Remarquez, tant mieux pour moi, je serais le premier a la goûter. Bien sur, comme je lui ai dit, je ne vais pas lui sauter dessus, bien sur ce n'est pas comme avec une petite amie humaine où il faut faire attention de ne pas énerver.. Dans ce cas là, j'étais le maître et elle l'esclave.

Concernant sa deuxième demande, je réfléchis un peu avant de lui répondre, moins intéressé.
    - Pour le déjeuné, je mange peu, je bois juste un café mais le week end je ne suis pas contre quelques tartines de beurres, je compte sur toi pour me préparer ça donc. Je me lève généralement autour des sept heures, mais je m'attable pas immédiatement donc même si tu te lève en même temps que moi tu as le temps pour préparer.
J'expédia vite cette question et revint sur le premier points, posant cette fois la question..
    - Ce soir, se sera ta première nuit ici je te ferais rien, tu as ma parole. Si tu veux je te laisse aussi de choix ; si tu veux dormir dans ta chambre ou avec moi. Par contre dès demain c'est moi qui déciderais ça.



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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Lun 16 Avr - 11:41

Il y a deux règles à respecter quand on est esclaves. Ne jamais chercher à s'enfuir, ne jamais désobéir directement. Ce qui me faisait peur dans l'idée de coucher avec mon maitre, ce n'était pas tant le fait que je ne le connaissais que depuis peu, mais plutôt parce que je n'y connaissais rien dans les rapports de ce genre. Je suis curieuse, certes, mais je n'en reste pas moins apeuré par l'inconnu. Cependant, ses paroles, à défaut de me rassurer complètement, me firent me résigner. C'est peut-être mieux ainsi, ça m'évitera de me faire de faux espoirs. Je me contente donc de m'incliner sensiblement pour montrer ma docilité quant à cette nouvelle, je ne suis pas assez rebelle pour oser une remarque. J'accepte, parce que je n'ai pas autre chose à faire, et que je le sais. J'ai toujours su ou était ma place, c'est ce qui a fait que, malgré mon mutisme, mon ancien maitre me garda si longtemps.

Je suis plutôt surprise mais contente d'apprendre qu'il ne prend pas de petit déjeuner trop compliqué. Sinon, il aurait fallu que je cours à la première librairie pour demander un livre sur les cuisines du monde. Vous imaginez la pagaille ? De plus, je n'aurais plus à me lever à cinq heures tous les matins pour commencer les tâches. Je commence à me rendre compte à quel point ma vie est en train de changer. Cette maison est beaucoup plus petite que l'ancienne et l'entretien ne me prendra pas tant de temps que ça, après tout, nous somme que deux. Au final, j'aurai beaucoup de temps pour moi, que je consacrerai en partie pour lui, puisque je suis là pour ça. Il est difficilement envisageable de se plaindre devant l'idée de partager le lit du maitre quand je vois ce qu'à coté j'ai. Ma propre chambre, vous vous rendez compte ? Non, je ne suis pas ingrate comme femme, et quand la peur de la première fois sera passé, je suis sûre que je serais moins réticente.
Je n'ai jamais su si ma mère partageait la couche du maitre.

Mon maitre revint sur la première question et même si, a nouveau, un joli vermeille teinte mes joues, j'écoute attentivement ce qu'il me dit. Ce soir, j'ai le choix, je peux dormir dans ma propre chambre ou avec lui. La première idée me plait tout simplement parce que j'ai envie de pouvoir essayer pour la première fois ma propre chambre et... En même temps je ne suis pas habitué à tout cet espace. J'ai dormi toute ma vie dans une chambre à plusieurs, finissant par trouver quelque chose de rassurant dans les respirations calmes et lentes de mes camarades. S'il promet de ne pas me toucher, je n'avais aucune raison de ne pas le croire, après tout, il n'a aucune parole à me devoir, je lui appartins Un maitre ne ment que rarement à son hybride, il n'en a pas le besoin.
J'hésite encore un instant, puis décide finalement de dormir avec lui ce soir. Si ça peut me permettre d'avoir moins d'appréhension pour quand le moment viendra de passer à l'acte, c'est peut-être mieux ainsi. Et puis, je veux tellement ne pas le décevoir.
Hochant de la tête, je reprends à nouveau mon calepin et écrit rapidement ma réponse avant de lui tendre poliment la feuille pour qu'il puisse lire ma réponse.

Je dormirais avec vous dans ce cas. Merci de me laisser le choix maitre, vous êtes trop bon avec moi. Quand à ma docilité, elle vous est toute acquise, vous n'avez pas à vous inquiéter de cela.

Je lui donne cela en m'inclinant une nouvelle fois pour le remercier pour tout. Je suis sûre d'avoir pris la bonne décision, pour lui comme pour moi. C'est une nouvelle vie qui commence. Qu'on me laisse juste souffler pour m'y habituer.
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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Lun 16 Avr - 22:52

Je lu sa réponse. Je lui avait proposé deux choix certes, mais je souris quand même lorsqu'elle dormirait avec moi, des deux réponses que je lui avait proposé c'était de loin celle que je préférais.
Comme elle me l'avait très bien écrit, cette petite neko était vraiment docile, docile et silencieuse.. Je n'aurais pas pu trouver mieux. Même si j'avoue être curieux concernant sa voix, ça ne me pose pas tant de problème tant qu'on peut communiquer. De plus, elle sait s'occuper d'une maison, ce qui n'est pas mon cas, et des repas. Je pense que sa présence me changera radicalement la vie.. Et me la facilitera. Ce n'est que maintenant que je compris à quel point les neko étaient utiles. Bien sur je suis tombé sur une docile, ce qui n'est apparemment pas toujours le cas. En plus de ça, elle est vraiment mignonne.. Elle fera donc une très bonne compagnie..

Je la regarda un peu après avoir lu son message et réfléchis à ce que je vais bien pouvoir lui donner a faire maintenant. En tant normal je me serais juste doucher et aurait commandé quelque chose chez le traiteur. Maintenant nous somme deux à la maison et maintenant que j'ai une petite cuisinière, ça serais dommage de ne pas en profiter..
    - Hum.. Si tu veux, il n'est que.. *je regarda vite ma montre* dix-huit heures environs, le soir je mange aux alentours des dix-neuf heure trente ou vingt heure. ça te laisse une petite marge pour préparer le dîner. Je te laisse carte blanche, je suis pas difficile.. Je vais donc te demander de préparer tout ça, tu as le temps de toute manière et profite en pour te familiariser avec la cuisine et les placards. Je vais juste te montrer deux trois truc, suis moi..
Je sorti de sa chambre et descendis au rez de chaussé.. Jusqu'à la cuisine, suivi de près par ma petite Yue. Je lui expliqua rapidement où se trouvait quoi. Le frigo, caché dans un placard, était assez difficile à trouver. Il était un peu vide, ne faisant pas vraiment de provisions comme je ne cuisinait pas vraiment.
    - Au passage, maintenant que j'y pense, je fouille rarement le frigo, s'il y a des truc périmé ou quoi, jette-les. Et je te demanderais aussi de faire la liste des courses une fois par semaine lorsqu'on va les faire ensemble, je ne sais même pas ce qu'il y a ou ce qu'il n'y a pas dans ce frigo..
Je lui montra la vaisselle, rangé un peu en hauteur.. En lui montrant ses placards et remarquant sa petite taille, je lui montra un petit tabouret plus loin qu'elle peut utiliser si besoin pour attraper deux trois truc... Je termina rapidement de faire le tour de la cuisine et lui dit :
    - Je te laisse faire et te dit, encore une fois, que si tu as des questions va y. En attendant je vais aller me laver, tu pourras me trouver dans ma salle de bain.
J'attendis avant de partir savoir si elle avait des questions à me poser ou pas, ça serait inutile qu'elle me cours après juste pour ça.

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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Mar 8 Mai - 4:13

Mon maitre semble réfléchir. Je le regarde avec intérêt, baisant un peu la tête sur le coté alors qu’il regarde sa montre. Cuisiner ? J’adore ça, qu’elle chance. Je me mets immédiatement à la recherche d’un plat ne prenant qu’une heure à peine pour être cuisiné, essayant d’en trouver un ne demandant pas trop de d’ingrédient, ne sachant pas exactement ce que comporte le frigidaire. Je suis cependant mon maitre jusqu’à la cuisine. Je fus surprise de voir tant d’ingéniosité pour cacher un frigidaire, bien qu’un instant, j’en viens à me demander à quoi cela pouvait bien servir de si bien la cacher. Honnêtement. Mais qu’importe, ce qui m’intéressait était plus dedans qu’à l’extérieur.
L’idée qu’il y est des choses périmés dans le frigidaire me fit sourire doucement. C’était amusant car tellement différent de mon ancienne maison. Il y a certaines chose qui allait changer ici, j’espérais juste que cela ferait plaisir a mon nouveau maitre. J’imagine, après tout, il ne m’a pas acheté seulement pour faire jolie. Ce qu’il manque à cette maison c’est juste quelqu’un pour faire attention à sa place, non ? Parfait, ce rôle me va parfaitement.
L’idée de faire la liste des courses me rendait tout bonnement contente. C’est compliqué à expliquer, mais ça veut dire que je peux choisir tout les plats de la semaine, non ? Puisque c’est moi qui fait la liste. Cependant si nous ne faisons les courses qu’une fois par semaine, il me faudra congelé pas mal de poisson et de viande, histoire d’en avoir en réserve.

Je n’ai aucune question à lui poser, je me contente donc de hocher doucement de la tête, les mains toujours jointes, attendant qu’il parte pour lui tourner le dos et me mettre à l’œuvre. Fouillant immédiatement dans le frigidaire, je réprime une grimace et cherche ce qu’il y a de mangeable là dedans. Déjà, je jette la crème fraiche qui ne semble plus bonne depuis une bonne semaine. Le lait aussi semble avoir tourné, je me contente donc de jeter la bouteille avant d’en mettre une autre non entamé au frais. J’élimine rapidement les légumes pourris et remarque bien vite que ce frigo est assez vide, dans le fond.
Tout de suite, je pars à la recherche du riz que je ne prends pas bien longtemps à trouver. J’en mets approximativement cinq cent gramme à cuir dans l’autocuiseur, ce qui sera largement suffisant pour deux. Si je ne sais pas encore quoi faire, je sais qu’on mangera du riz avec, après tout, nous somme au Japon. Après quoi je repars à la recherche de nourriture dans le frigo. Son manque de vivre ne m’aide pas, mais je trouve par chance un morceau de porc non cuit. Je le regard un instant avant d’avoir une idée. Trouvant la planche à découpé, j’y pose le morceau de viande déballé avant de le couper en lamelle assez fine. Mais avant de continuer, voyons s’il y a les autres ingrédients. Dans le frigidaire je trouve des œufs. Un seul me suffira de toute façon. J’aurais préférée deux carottes, mais la seconde est dans un sale état. J’ai tout ce qu’il me faut ici. Passons au reste de la cuisine.
Je cherche dans les autres placards pour trouver le reste. J’arrive en effet à trouver deux trois pommes de terre se battant en duel dans un sachet presque vide. L’une d’elle à commencé à germer, mais j’enlève les petits pouces verts sans m’en formaliser. Il me manque plus que de la chapelure, de la farine et du curry. Ce que, après de laborieuse recherche, je trouve. Parfait ! Finalement on s’en sort. Je vais faire un Katsu curry, ne connaissant pas les gouts de mon maitre, je mise la carte de la sureté en faisant un plat qui plait bien souvent et qui ne demande pas énormément d’ingrédient.

Je sorts une cocotte et mets tout les légumes dedans après les avoir préalablement coupé en moreaux moyen. Le plus « compliqué » de la préparation est ici, car il faut remuer fréquemment le tout une fois qu’on a rajouté l’eau et le curry au tout. Cela prend approximativement une demi-heure rien que pour ça. Pendant les vingt première minutes je remue fréquemment, avant de laisser, pour les quinze dernières minutes, revenir le tout, tout seul, à feu très doux.
Pendant ce temps, je m’en vais m’occuper de la viande. Je sors une poêle que je mets sur le feu, puis prépare la chapelure. La viande est passée dans la farine, puis dans l’œuf et enfin dans la chapelure. Simple non ? Le curry rice est un des premiers plats que j’ai appris à cuisiner, ça, et la soupe de Miso. Dans ma recette à moi je rajoute un ananas dans la recette, mais je n’en ai pas trouvé, ce qui m’étonne qu’à moitié.
Je m’en vais faire frire la viande. Ça me prend une bonne dizaine de minutes avant que je la mette à égoutter. J’en profite pour éteindre le feu sous le curry, le goutant pour voir s’il est tout comme il faut. Hum... Parfait.

Satisfaite, je regarde l’heure. Dix neuf heures et demi. Que le temps passe vite quand on s’amuse. Je m’en vais donc chercher deux cuillères et deux verres que je pose au bar comme convenu. Je pars ensuite chercher deux assiettes, et vais vérifier que mon riz a bien cuit. A peine je l’ouvre que la vapeur et la délicieuse odeur du riz cuit me donne faim. Patience. Je sers la moitié de l’assiette en riz, avant d’aller chercher une louche pour positionner le curry de l’autre coté de l’assiette. La sauce est bien épaisse, comme il faut. Je finis par rajouter les morceaux de viande par-dessus, avant d’aller poser les assiettes à leur place sur le bar. C’est prêt. Satisfaite, je commence à nettoyer les plats et couverts utilisés par habitude, ayant déjà oublié le lave-vaisselle.
Je referme le riz et le débranche pour qu’il ne cuise plus, et mets le reste de curry dans un plat pour pouvoir nettoyer la cocotte. Presque naturellement, je me mets à chantonner avec autant de conviction qu’un murmure, alors que je m’active, satisfaite de moi-même.

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MessageSujet: Re: Ce que le temps ne peut défaire, il l'adoucit.   Dim 10 Juin - 6:57

La petite neko n'avait apparemment rien à me demander, je m'en alla alors dans la salle de bain, heureux à l'idée de prendre une bonne douche...

Je monta dans un premier temps dans ma chambre pour accéder à mon dressing, de la je sorti une chemise et un simple jean, histoire de me mettre à l'aise, chez moi j'ai bien le droit non ? J'alla ensuite dans ma salle de bain et alluma le chauffage, bien qu'il y avait une température plutôt agréable, à la sortie du bain c'est mauvais de tomber dans un air frai. Je me déshabilla rapidement et jeta mes affaires du jour dans une corbeille réservé aux vêtements sale.
Je la regarda un petit moment avant de soupirer. Il faudra que je prévienne Yue qu'elle aura bientôt une machine à faire tourner ; la corbeille était sur le point de déborder.

Je me glissa dans la douche et ouvrit l'eau, la laissant couler sur moi..
Décidément, je n'aurais jamais cru qu'un jour que MOI j'adopterais un chat, enfin, un neko. J'ai toujours penser des maîtres qu'ils étaient juste des con, d'esclavager ainsi des personnes, ma soeur ayant faillit suivre le même sort. Je me rend compte que non seulement j'en ai adopté également une, mais pas seulement en tant que femme de ménage, non je criait haut et fort mon statut de maître, ayant pas appréciait si elle ne me voyait pas comme tel... Je suis tellement pathétique.
Ce n'est pas que ça, je me répète, comme pour me convaincre moi même, d'être un maître affectueux, ou du moins gentil.. Alors que je la désire déjà dans mon lit, alors que je sais que je ne lui laisserais pas le choix, alors que je sais que je le prendrais mal si elle se refusait à moi.. Vraiment.. En plus, me connaissant mieux que quiconque, j'ai peur que mes sots d'humeurs aient trop de répercutions sur elle, je ne souhaite pas la blesser alors qu'elle est venue vers moi de son plein grès...

Après cette longue réflexion je me décida enfin : en sa présence, je ferais tout pour ne pas lui montrer mon côté sombre, j'essaierais de maîtriser ses accès de colères qui me prennent parfois.. Surtout que la plupart du temps personne n'y ai pour rien, je n'ai pas envi de la mutiler simplement comme ça, sans raison... ça serait vraiment bête et cruel...

Enfin bon, après avoir amassé ses idées noir j'écourta ma douche et sorti de là après m'être rapidement lavé. Je prit une serviette sur le côté et me sécha doucement. Je m'habilla avec les affaires que j'avais préalablement sorti et reposa ma serviette sur le côté. Puis je descendis voir un peu ce qu'elle faisait.

Dès que je fus sorti de ma chambre, je pouvais sentir toutes ses bonnes odeurs monté à l'étage... Depuis quand n'ai-je pas eu un vrai repas préparer chez moi ? Depuis des années... Maintenant je m'en rend compte, ça fait des années que je prend des plats au traiteurs, que je mange au restaurant ou que je me fait cuir un simple plat de pâte. C'est quand même super de pouvoir sentir des odeurs de cuisine une fois sorti de son bain, sans l'avoir préparer soi même..
Je prit l'escalier et le descendis. Ce n'est qu'une fois en bas, lorsque le bruit se tut que je compris que ce n'était pas un bruit de cuisine qu'il y avait -ou du moins pas que ça- mais un petit murmure timide. Je regarda la petite neko, qui après m'avoir entendu c'était tu, en train de mettre la table comme une bonne fille. Je fis aucun commentaire sur ce que je venais d'entendre et alla simplement m'installer sur une des chaises un bouquin à la main en attendant qu'elle eu terminé et qu'elle me serve..
Une fois ça fait, je l'invita à s'asseoir à mes côtés en lui tirant la chaise. Elle vint sans un bruit alors que je lui demanda.
    - Alors ? Que nous as-tu préparer ? ça sens vraiment bon...
Je ne cacha pas ma joie de voir que quelqu'un m'avait préparer, pour moi, un vrai repas. Et je lui offrit un immense sourire.
    - Itatakimasu !
Sans attendre, je prit mes couvert et attaqua le plat, sous les yeux de la neko qui attendait sans doute le verdict. Une fois ma bouché avalé, je lui sourit.
    - Whoa ! C'est vraiment bon, tu es une excellente cuisinière bravo ! Je suis fier de toi..
en guise de récompense, instinctivement j'alla lui caresser les cheveux, grattouillant entre ses deux oreilles.

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